10. C'est une fille...


C'est une fille merveilleuse
Majestueuse, c'est une fille,
Dont la volupté des formes
Gracie sa rebelle personne
Génératrices des volutes.

Cette silhouette au loin,
N'est-ce pas cette même voluptueuse ?
Modelant ces pupilles d'iris ?

C'est bien elle, parfaitement placée,
Ses deux mains surélevées, semblant
Contrôler, réajuster pour
Perfectionner ces deux derniers
Rondos et les arrondirent.

Oh toi ! Oui toi ! Ton corps ton c½ur
Ça me sature, j'ai peur, j'en pleure,

Est-ce son visage si près du mien ? Est-ce bien elle que je vois là ?
Oui, c'est bien ses mains et son corps Si sensuelle et si belle ?
C'est bien cette génératrice. Les formes qu'elle avait crée,
Se seraient-elle instaurées en elle ?
Et formé ses charmantes roses,
Qui ornent son beau visage ?
Cela annonce-t-il un présage ?


Oh toi ! Oui toi ! Ton corps ton c½ur
Ça me sature, j'ai peur, j'en pleure,
Oh toi ! Oui toi ! Tu bats mon c½ur
Ce visage, ces cheveux, c'est
De l'or à mes humbles yeux.

10. C’est une fille…

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:12

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 13:45

Qu'apporte la solitude ?

Qu’apporte  la solitude ?


De tout ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui,
L'une des pires de choses, je crois, me semble être la solitude,
Elle engendre un sentiment d'inutilité,
Ce sentiment remet en cause sa propre existence,
Remettre en cause son existence, c'est faire face à des choix.
Et si, un esprit sensible comme le mien en est capable,
Il reste là. Indécis, devant ces choix. Et cette incertitude
provoque la souffrance, la souffrance engendre le mal-être et la colère,
La colère fait rugir la haine, et la haine, mène à la mort.

Ce qui a encouragé mon jeune être,
A se résigner à la solitude,
C'était la confiance que j'avais placée en mon frère,
Qui m'avait fait croire que j'étais seul, oublié, sans amis, tombé en désuétude.

Au début, c'est moi qui m'excluais,
Mais plus je grandissais,
Plus je remarquais,
Que c'est eux qui m'excluaient.
Le monde avait pris conscience,
De sa nature et de la mienne,
Et il faisait simplement ce que sa nature lui dictait de faire.

Mais ma plus grande détresse dans la souffrance,
Que je ressentais, c'était lors du trajet de l'arrêt de bus
Jusqu'à ma ferme.
Cette impression de solitude s'en trouvait extrêmement renforcée,
Seul dans la nature, au milieu de ces arbres, hêtres, sapins, saules,
Etang, forêt, champs, blé, herbe, orge, maïs.
Cette solitude était par moment apaisée,
Par la présence du seul Dieu vivant,
Matérialisée par cette nature si belle.
Je ressentais alors la présence de deux mondes
Fondamentalement différents,
L'un celui dans lequel je vis, nous vivons tous,
Avec sa nature, son humanité et tous ses vices et péchés.
Et l'autre monde, l'invisible, celui où Jésus règne en maître.
Celui dans lequel Dieu est roi de l'univers et Satan prince de la Terre.
Et ces deux entités se font la guerre.
Je dirais même qu'il existe trois mondes.
Pour faire simple : le paradis, la Terre et ce qu'on pourrait appeler l'enfer, le chaos ou le néant.
Chez le Très-haut vivent les anges de lumière.
En enfer, les démons de Satan.
Et sur Terre ils se livrent une bataille invisible.
Et je pense que chacun a un ange protecteur.
Et dans les moments de conflits, il pose sa main sur mon épaule
Et me prend dans ses bras.
Je me demande alors pourquoi est-on obligé d'endurer tant de souffrances alors
Qu'il suffirait de vivre d'amour et d'eau fraîche comme certaines rares tribus
éloignées, qui elles l'ont bien compris !

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:16

Ce magnifique serpent de terre

Ce magnifique serpent de terre

Ce magnifique serpent de terre,
Recouvert d'une immensité d'arbres verts,
Dont le corps forme et déforme
Des lignes et des cercles hors normes.

Cet immense serpent de terre,
Majestueux dans chacun ses revers (boisé),*
Flamboyant dans toute la pureté de sa couleur,
Resplendissant dans ses moindres recoins de splendeur.

Cet imposant serpent de terre,
Dont les ondulations s'étendent de l'air
Du ciel jusqu'aux profondeurs des mers.

Ce superbe serpent de terre,
Qui n'en finit pas de brasser l'air
S'élève et s'épaissit,
A mesure que le temps grandit.

Cependant, ce géant serpent de terre,
Parasité par ces misérables vers dévastateurs,
Que sont ces méprisables êtres saccageurs,
Agonise et se meurt.



*petite précision mais qui empêche la rime, ne pas prononcer à l'oral

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:28

Il n'est pas bon que l'homme soit seul


Il arrive que l'Homme, dans ce monde injuste, fasse souffrir ses semblables et parfois lui-même. Il est parfois malheureux de faire souffrir une personne proche ou d'être soi-même tourmenté par quelque chose à laquelle on ne peut échapper que difficilement.
Dans ces moments là,
Je me mets à penser à ce qui me ferait du bien, ce qui pourrait soulager mon être de cette solitude qui pèse sur mes frêles épaules. Tout comme Jésus a porté les fardeaux des hommes, les péchés des êtres humains.
Et, évidemment, ce qui me délivrerait de l'enfer de la solitude : c'est la compagnie. Une présence physique auprès de moi qui me soutiendrait, me relèverait, une personne humaine capable de comprendre ce que je ressens.
De plus, si la fatigue vient s'ajouter à cette profonde solitude qui m'accable, je crois bien que ma peine risque de doubler.
Et je ressens maintenant à quel point la compagnie, la présence, la proximité de personnes qui me sont complémentaires me sont vitales.
Ah ! J'aimerais tellement ne plus être seul, ne plus ressentir cette solitude au fond de mon c½ur.
Si seulement je pouvais glisser ma tête sur le côté, et la laisser reposer sur l'épaule d'une fille qui serait mon égale mais que je considérerai supérieure à moi. Elle serait mon soutien, et, au besoin, je pourrai en être un pour elle.
Cependant, j'ai commis tellement de fautes, de péchés, d'obscénités... Quel droit aurai-je d'avoir une telle source de bonheur, de joie et d'amour ?
Je souhaiterais tellement pouvoir fermer les yeux, pencher ma tête, basculer mon buste de côté et me reposer sur son épaule.
Lui faire prendre conscience de mon état de faiblesse intérieure quand au-dehors tout semble aller pour le mieux.
Mais je préfère m'abstenir, je risquerai de la réveiller, je préfère la contempler. Même si elle ne dort pas, j'aime la savoir assise à côté de moi. Sentir qu'elle est là. Près de moi. Quand j'y pense, elle me berce, elle remplit mon c½ur de bonheur et de paix...Sa simple présence m'apaise...Je crois que moi aussi j'ai envie de somnoler en me couvrant les yeux de mes paupières.
...Essayons...
Eh bien...je dirais que ce fût trop court mais très positif.
Oui, assurément, en fermant les yeux, on se laisse bercer, emporter dans un autre monde, et les mêmes gestes et phénomènes prennent une toute autre allure.
Sa jambe droite, entrecroisée au-dessus de la mienne, reposait sur mon genou, et me plongeait littéralement dans un rêve éveillé.
Il serait légèrement compliqué pour moi de décrire ce que j'ai ressenti car le rêve et la réalité se sont mélangés à l'instar de cette sensation du toucher et à mon insu.
Mais je peux tout de même vous dire que face à la brutalité, à la cruauté de ce monde, il existe encore de la douceur, du bonheur et de la bonté. Et je crois sincèrement que la femme est l'incarnation humaine même de la beauté, la douceur, la tendresse, l'amour et la bonté.
Je crois que je commence à comprendre pourquoi l'Eternel disait : »Il n'est pas bon que l'homme soit seul. »

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:29

Petit élément




Joli visage, que ma pensée adore,
Non pas toute seule, car mon corps encore,
Sait aimer, et adorer, visage qui sait si bien,
Faire fondre mon c½ur et mon âme d'un seul étreint.

Mais de tous les éléments que ton visage arbore,
Celui qui blesse le plus, mon amertume,
C'est bien sûr la plus petite partie de ton corps,
Qui, par un simple mouvement, enfume

Mon âme et mon corps entier,
Tout mon être de spasmes est transpercé,
Cette minuscule langue, qui par un simple mouvement

M'embrase et me consume,
Comme un corps qu'on inhume,
En l'allumant des mains d'un prêtre et qui brûle éternellement.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 12:23